19 août 2007

La Route du Rock

L'information principale à retenir sur la Route du Rock 2007, c'est qu'il y a du nouveau sur le blog de l'Homme-plot.

14 août 2007

Teenager


Une photo
(...And You Will Know Us By The Trail Of Dead au Oya Festival par Eirik Lande)


Une vidéo
(Pizza Fest au 59 Argyle à Ottawa)
(Au passage, Think About Life est énorme au Japon)




Un mp3

29 juillet 2007

Moi à la base j'aime tokio hotel pour leur talent.

Prénoms communs:

1)Les Jean-Michel ont tout inventé*. Jean-Michel Gravier a inventé les graviers, Jean-Michel De Douze les objets de douze (dont les graviers de douze), Jean-Michel Ferraille les objets en ferraille (dont les graviers en ferraille), Jean-Michel Shell l'essence, Jean-Michel Bonheur tout ce qui a trait au bonheur etc.
*sauf le poker. Ca c'est Patrick Bruel.

2)Les Jean-François sont toujours dans le faux. Les initiatives, idées, opinions des Jean-François sont toujours sanctionnés d'un "Non Jean-François". Par extension, les gens qui ont torts s'appellent toujours Jean-François, ET CE MEME S'ILS PRETENDENT LE CONTRAIRE.
Exemple:
-Mais arrêtez de m'appeler Jean-François merde, mon nom c'est Patrick.
-Non Jean-François.

3)Les rescapées s'appellent toujours Kimberley. Ainsi, au sortir d'une situation délicate il fait bon avoir à ses côtés une fille ou un végétal à qui lancer "Ma bonne vieille Kimberley, nous sommes sauvés", comme ça, pour marquer le coup.
Par ailleurs, les Kimberley sont toujours de bonnes vieilles Kimberley. En ce sens, elles sont l'exact féminin du Milou de "Milou! Mon bon vieux Milou!" et le parfait synonyme des mains de "Mes mains! Mes bonnes vieilles mains!".

4)Les Brigitte sont
-toujours petites.
-toujours secrétaire ou assistante. Ou n'importe quoi qui implique un sale boulot. Genre boniche.
"Ma petite Brigitte, soyez mignonne: ajoutez deux ou trois chiots dans le compresseur à induction".
Elles ont un rôle décisif dans l'équilibre du monde occidental.

5)Les Jérémy sont toujours des enfants maltraités. Le petit Grégory était un Jérémy qui s'ignorait. Les Jérémy passent l'essentiel de leurs journées sous le bureau de leur instit ou dans quelque sacristie, voire plus simplement dans un placard. Ou à la morgue, pour les moins chanceux.
Passés 18 ans, les Jérémy deviennent généralement des Raphaël.
Mais je ne vais m'abaisser à vous expliquer ce qu'est un raphaël.

Les Sylvia sont de très jolies chansons sinon.




Un morceau qu'on retrouvait dernièrement sur l'excellente compilation "Some Girls Are Bigger Than Others" de ce bon vieux Charly en uniforme.

"Aux Etats-Unis ils sont en train de renommer tous les Etats: le Michigan c'est devenu le Michimoufle".

04 juillet 2007

Grillage

1)Au début je suis une fille dans une bibliothèque universitaire, je fais exprès de marcher au même rythme qu'elle pour faire mon intéressant. Ensuite je la fais rire, elle prend mon numéro, nous nous fixons vaguement un rendez-vous le lendemain, à 18h30.
C'est une bibliothèque gigantesque: depuis la grande avenue qui la borde, elle ressemble à un château. Dans la salle où nous nous trouvons il y a des rangées de livres complètement inaccessibles et des escaliers en colimaçon fichées dans de grandes tours qui donnent le vertige. Quant à la fille elle est assez jolie.
Le lendemain j'ai du mal à me libérer pour 18h30, quelqu'un me tient la grappe, et puis de toute façon je n'aime pas arriver en avance aux rendez-vous. La fille m'appelle, elle veut annuler, mais je lui dis que je vais à un mariage et que j'aimerais bien qu'elle m'accompagne alors elle me dit que ok, on se rejoint là-bas.
Il fait nuit dehors, à mon avis c'est l'hiver.

Le mariage se passe dans une salle de concerts avec de longues tables rectangulaires disposées face à la scène, bien en rang. Les mariés ont invité David Krakauer et Socalled à jouer, d'ailleurs Ben est nerveux car il doit les rejoindre pour chanter une chanson en yiddish. Au départ il n'est vraiment pas très à l'aise, il chante avec les bras dans le dos, mais au final il s'en sort bien, et je réalise qu'en fait la chanson c'est "Joyeux Noël" et que tout le monde se met à danser, Socalled est tout rouge, celà me donne mal au crâne et je décide de sortir fumer une clope.
Le type qui me paye une clope porte une chaîne en or. Je trouve qu'il se la raconte et lui me parle justement d'un autre type qui se la raconte encore plus que lui, et moi j'imagine le truc et ça me fout les boules.
Le mariage doit se passer à La Selle parce qu'en sortant on arrive directement dans le hangar du bas, chez mes parents, et ce qui me fascine c'est qu'il est rempli d'animaux. Je crois qu'on les tue au fur et à mesure du repas, il y a des poulets compressés dans une petite remorque, sous un grillage, quelq'un m'explique que ce sont des survivants. A côté il y a des canards en liberté et des veaux dans un parc avec des cochons. Je prends un veau dans mes bras, la fille de la bibliothèque (tiens, t'es là?) me demande si je sais faire un truc avec les veaux et je réponds que oui et que si elle insiste je veux bien le faire, là.

2)Je suis dans une scène de Dobermann, "celle de la cave". Un des mecs de Tchéky Karyo nous a aligné contre un mur moi et mes copains, et il s'apprête à nous tirer dessus. Je lui dis que ça se peut pas parce que je suis Romain Duris et il rigole et ça m'énerve parce que je sais très bien que Romain Duris a joué dans ce film. Derrière moi, un peu à gauche, des enfants nous regardent derrière un grillage, je leur promets de la bouffe si ils nous aident et ils veulent bien, sauf un, du coup les autres l'engueulent et il finit par me donner un trousseau de clé. C'est comme ça que je me retrouve derrière le méchant et que je le mets en joue. Du coup il se retourne, il me tire dessus, j'évite la balle et on s'en va.
(Dans notre fuite, j'aperçois une fille avec des piercings et j'explique à quelqu'un que c'est dommage qu'on ait pas de scène avec elle parce qu'elle joue trop bien).
Après la fuite je me retrouve seul dans une rue de Montréal, devant un grand bâtiment orné d'une grande affiche du nouveau film avec Céline Dion: dans ce film Céline Dion meurt et a des conversations avec Dieu sur la vie, tout ça. En fait c'est un monologue de deux heures, ça me fout les boules mais je me dis que les fans doivent aimer.
Je marche vers la station de métro lorsque j'aperçois Nicolas Petitpas, qui fait du vélo avec des béquilles parce qu'il s'est cassé une jambe. Je lui fait remarquer que c'est vachement dangereux et je réalise soudain que lui aussi était dans la scène de Dobermann et je m'en veux de ne pas l'avoir reconnu plus tôt, parce que bon, un copain de collège quand même merde. Je lui propose de prendre le métro mais ça lui fait peur, il a entendu dire que les gardiens du métro tabassaient les handicapés et donc ça lui fait peur. Alors il me propose d'aller jouer au basket et ça tombe bien parce que la salle de sports n'est pas loin, d'ailleurs on est en train de longer le terrain de foot de Luitré et c'est bizarre mais maintenant on est au moins six. On parle d'un match de je ne sais plus trop quoi, les gens me demandent si il y avaient des balles et des fruits. Je dis que oui mais en réalité je ne comprends rien. On m'explique qu'au Québec les fruits sont des petits commentaires en vers que lancent les joueurs à leurs adversaires, un peu à la Georges Eddy. Et donc là je comprends, mais j'ai énormément de mal à exprimer ce que j'ai compris. Je tente un "c'est come quand on dit que les Chivers sont..." mais je ne trouve que des rime en -é.
Nous arrivons à la salle de sports. En entrant je croise Gad Elmaleh. Je flippe parce que je suis carrément nul au basket et qu'en plus c'est François qui nous coache. Je suis sensé jouer remplaçant car je n'ai pas de casquette mais moi ça m'emmerde alors je file me changer dans les vestiaires dont la porte ne ferme pas, ce qui fait que je peux entendre mon frère qui est interviewé par la télé et qui raconte n'importe quoi, il est à bloc, il parle de pourcentages et tout c'est débile.
Je pars m'échauffer.
Une fois sur le terrain, je réalise deux choses fondamentales:
-l'autre équipe a l'air super forte, elle est coachée par mon oncle Thierry, qui mesure au moins trois mètres.
-ce sport n'est pas du tout du basket, il y a des phases avec des buts de hand, je me demande bien comment je vais réussir à jouer si je connais pas les règles.
Soudain, une fille perd les eaux, donc on cherche une sage-femme dans le public mais le seul à se proposer pour la faire accoucher est mon papa, et ça me met vachement mal à l'aise jusqu'à ce que je réalise que c'était une blague, on est dans un sketch de ma voisine.
Pendant ce temps là, à côté de moi, sur les gradins, un trentenaire en costume est en train de faire ses devoirs de géo au lieu de regarder le match. Et donc je l'engueule.

3)Je suis dans une sorte de bar-tabac-casino avec un mec qui s'appelle Paul, je lui raconte que j'ai fait deux rêves hallucinants:
-dans le premier, j'étais à un mariage et ce qui était fou c'est que les mariés étaient super cathos alors que le mariage était juif.
-dans le deuxième, avec des potes, je commentais un match de je ne sais plus quoi et ce qui était fou c'est que ce match j'étais sur le point de le jouer, donc en gros qu'on savait par avance tout ce qui allait se passer dans ce match.
Et j'ajoute que c'est trop cool parce qu'il y a justement un concours de rêves sur internet et que je suis sûr de gagner. Le mec me rétorque que c'est trop facile parce que je pourrais très bien m'inventer des rêves, ou alors les modifier, mettre Romain Duris dans mon rêve pour que ce soit plus vendeur, et les mettre sur internet. Je lui réponds que non parce que dans ce cas-là il y aurait aussi une épreuve de dessin, et je lui explique qu'en fait il faut aussi dessiner deux bonhommes sur un fond original, et c'est nul parce que le seul fond original que j'ai trouvé c'est une carte du monde et mes bonhommes sont trop mal faits parce que j'ai pas les bons feutres. Alors, et tiens au passage c'est malade on est plus du tout dans le bar, Paul m'apprend un truc pour faire des dessins nickels avec un bout de grillage et je suis content.
Mon cousin Vincent est là lui aussi. Il m'explique qu'il connait bien internet, qu'il y va souvent pour jouer aux courses mais avec des hommes politiques genre pour parier sur quel ministre sera le premier à accepter un chat public sur yahoo et il me convainc d'ajouter un passage sur une assez jolie fille au début de mon premier rêve. Je lui réponds que c'est déjà le cas et je vois bien qu'il ne me prend pas au sérieux, mais c'est bon quoi, déjà la fille en vrai c'était dans la poche mais je le disais pas, pour que ce soit plus crédible, et puis mes rêves sont super complexes, d'ailleurs tous les mois je fais un rêve parfait, un truc avec un scénario barré, un pur film, passionant du début à la fin, mais qu'à chaque fois j'en oublie un morceau au réveil et là je gueule parce qu'il a laissé entrer son chat dans l'appartement et que quand je raconterai aux gens qu'il y avait un chat dans mon appartement personne ne me croira.

Et puis cette blague, dans le deuxième rêve: "The Coral sera pas à La Route du Rock cette année, ils sont remplacés par The Fanfare" QUE JE N'AI COMPRIS QU'AU REVEIL.




A part ça je commence le travail à 5h00 ces temps-ci.

25 mai 2007

Un truc fondamental à savoir sur moi

Au boulot, j'utilise un programme qui s'appelle "Hogar2000".

A part ça Loïc Le Meur est vraiment moche.

22 mai 2007

Béton armé

"C'est l'histoire d'un marocain parti en Italie pour rejoindre sa famille en France. En attendant qu'on l'autorise à traverser la frontière, il travaille pour un agriculteur véreux qui prépare de la mozarella avec du lait de buffle. Un jour, il débarque dans une petite ville tu sais, une petite ville italienne. On lui propose un boulot, un truc pas trop compliqué. Si il accepte, on lui filera la nationalité italienne et il pourra rejoindre la France, c'est le deal.
Le boulot en question consiste à déterrer des squelettes dans le cimmetière municipal, pour libérer des concessions. Il déterre, il vérifie que tous les os y sont, les met en boîte et les restitue aux familles. Capisce?"

C'est le meilleur incipit que j'ai jamais entendu. Et c'est la vraie vie.

Il y a aussi l'histoire du type qui cherche un texte de Musset et demande de l'aide à un bibiliothécaire ascétique d'une cinquantaine d'années:
"[...]il alla ouvrir une armoire métallique, devant laquelle il s'agenouilla un instant, avant de se relever avec une disquette ultra-fine à la main, qu'il secoua lentement devant mes yeux avec une expression enjôleuse de mystère mêlée de connivence. Musset, me dit-il à voix basse. Musset? dis-je. Musset, confirma-t-il en baissant les paupières. Tout Musset, ajouta-t-il. Tout Musset, m'écriai-je. J'en rajoutais un peu (comme si je n'avais jamais vu une disquette). Mais je voulais lui faire un peu de frais, et il y parut sensible, d'ailleurs, tapotant modestement sa disquette ultrafine dans la paume de sa main. Quel enfant, vraiment. Nous gagnâmes l'ordinateur central de la bibliothèque de Beaubourg, et il introduisit immédiatement Musset dans la machine, qui se mit à ronronner. Sur ces entre-faites arriva son assistante, une dame un peu forte d'une soixantaine d'années, avec un pull marron et une jupe grise, qui portait une petite chaîne en or autour du cou et de grosses lunettes à double foyer. Elle s'assit devant l'ordinateur, mit bien sa jupe en place. C'avait pas l'air d'être une épée."

C'est le meilleur truc que j'ai lu la semaine dernière (c'est bien simple: rien que de lire cet extrait et j'ai des motifs de moquette murale plein la tête). Et c'est de Jean-Philippe Toussaint.
J'ai lu tous ses livres et ça m'a pris un mois. Ensuite j'ai acheté des feutres et un cahier, puis j'ai fait une liste.
1)La Télévision (mon préféré)
2)L'appareil-photo
3)La Salle de bains
4)Faire l'amour
5)Fuir
6)Auto-portrait à l'étranger
7)Monsieur
8)La mélancolie de Zidane
9)La Réticence (que j'ai moins aimé) (mais qui n'est pas trop mal quand même)

D'ailleurs, puisqu'on parle de listes et qu'on arrête de déconner, hein, les gars, on est le 22 mai:
1) Arcade Fire - Neon Bible
2) Modest Mouse - We were dead before the ship even sank
3) The Sea and Cake - Everybody
4) Klaxons - Myths of the near future
5) !!! - Myth takes

A part ça je viens de parcourir 2300 kilomètres en 2 jours et je suis formel: écouter Stress, de Justice, tout en ratant son avion n'est vraiment pas une bonne idée.
Oulala, non alors.

Le dernier épisode de la première saison d'Heroes est super décevant.
Genre l'autre là, avec sa balle dans le ventre depuis 8 heures je vous en prie, cessons.

La semaine dernière, c'était la San Isidro. C'est une grande fête populaire qui repose sur deux concepts clés: 1) applaudir une statue en bois 2) défiler avec le costume de sa confrérie (genre "la confrérie des amis de la cape") (il y avait "la confrérie de l'ambiguité sexuelle" aussi, mais celle-là je crois que je l'ai un peu inventé). C'est fou.
Nonobstant, pour un touriste, la San Isidro c'est du bonbon.

Un cliché

Et alors dans la foule, formidable, un sosie de Pierre Bourdieu:

L'Espagne quoi

Grupo De Expertos Solynieve - Claro y Meridiano

12 mai 2007

Peine

Depuis un peu plus de deux ans maintenant, je travaille.
Avant j'étudiais.
Quand j'étudiais, je fréquentais des gens instruits et intelligents. Des gens curieux, ouverts, avec lesquels il était possible de débattre et d'échanger. Je me souviens que nous n'avions pas tous les mêmes idées, que nous étions en désaccord parfois, mais que nous nous écoutions, toujours, nous savions discuter. Du reste, au fond nous nous entendions sur bon nombre de principes, que nous considérions comme importants, nécessaires, et, sans le savoir, nous faisions partie d'un même circuit fermé. Et nous étions minoritaires.

Depuis que je travaille, je rencontre des vrais gens. Des gens dont les préoccupations quotidiennes sont loin, bien loin de celles que je pouvais avoir avec mes amis étudiants. Des gens qui évoluent dans un tout autre cercle, aux règles différentes. Parmi ces gens, de mon point de vue, il y a sans doute de tout. Des génies, des gens bien, des braves gens, des idiots. Je n'en sais rien. Je n'en sais rien parce que plutôt que de les juger, ces gens, j'ai préféré les comprendre, saisir leurs contextes, leurs modes de pensée, sans me laisser aller à une arbitraire appréciation de la qualité de leurs raisonnements du reste forcément biaisée car dictée par mes propres valeurs, valeurs que j'ai d'ailleurs accepté de questionner, critiquer, remettre en cause. J'ai tâché, depuis que je travaille, de porter sur mes collègues un regard neutre, de ne pas être hermétiques à leurs points de vue, de les écouter. Envers et contre tout.
J'essaie d'être sceptique, mesuré et réfléchi. Parce que pour moi c'est ça, être intelligent.
Ce paragraphe était délicieusement pompeux, j'ai bien aimé.

Actuellement j'ai une collègue qui, pendant la campagne présidentielle, m'avait demandé mon adresse mail pour m'envoyer "Un truc sur Sarkozy, puisque j'ai cru comprendre que t'allais voter pour Royal. Tu verras, ça reprend tout le parcours de Sarkozy, avec ses parents nazis etc, c'est impressionnant". Personnellement je trouvais ça follement stupide de m'envoyer un mail pareil, j'étais déjà contre Sarkozy. Quel était le but? M'apporter de nouvelles informations? Me convaincre un peu plus? Me gaver d'anti-sarkozysme primaire? Mais je pouvais avoir tort, c'était peut être bien de m'envoyer ce mail en fait, de mobiliser le plus de gens possibles, et je voulais bien comprendre l'importance que tout celà pouvait revêtir pour ma collègue.
Voilà, c'était un exemple. Pour vous montrer, un peu. Avec mes collègues de travail, en gros, j'ai des idées mais je ne cherche pas à les mettre au dessus des leurs, que j'essaie par ailleurs de comprendre. Enfin vous voyez quoi, ce genre de conneries.

Cette semaine, lors d'une conversation enlevée, ma collègue m'a fait part de quelques unes de ses opinions sur la vie en général. C'est là que ce post devient malhonnête: je vais vous servir des résumés de bouts de phrases sortis de leur contexte et déformés. Mais vous passerez outre, la chute est bien.

1) "Je ne vois pas pourquoi l'Etat français devrait financer la construction de mosquées sur son territoire: il n'y a pas d'églises au Maghreb. Même chose pour le voile: les musulmans ont réclamé, et dans certaines écoles en France maintenant on oblige les élèves à porter le voile"
2) "Avec les immigrés européens il n'y a jamais de problèmes, parce qu'eux ils sont venus travailler, alors que les arabes viennent juste pour profiter du système"
3) "C'est une question de culture: moi il ne m'est jamais venu à l'idée de brûler des voitures, même quand ça allait pas. Eux [les arabes hein. "Eux" c'est les arabes] au moindre truc ils cassent tout. Regarde il y a deux ans, tout ça pour deux morts. Et d'ailleurs pourquoi ils couraient? ils avaient quelque chose à se reprocher. Et c'est toujours comme ça! Il y a plein d'exemples d'affaires qui se terminent comme ça."
4) "Pareil en Espagne: les familles des victimes du dernier attentat de l'ETA ont reçu trois appartements, parce qu'elles étaient immigrées".
5) "Le catalan, c'est qu'un dialecte" [oui c'est choquant].

Et vous savez ce que je lui ai répondu? Rien.

Il y a quelques mois de ça, à Montréal, je travaillais avec une fille qui portait une bague sur laquelle était inscrite une croix gammée. Cette situation aurait pu donner lieu à ce genre de roman:

"Ce serait l'histoire d'un homme qui soupçonne l'une de ses collègues de travail d'être nazi.
Ce sont deux ou trois indices qui le mettent sur la voie, mais il ne peut avoir aucune certitude. Il ne lui en parle pas, mais se refuse à rire avec elle, par principe. Il n'ose pas en parler non plus avec ses autres collègues, il a peur d'être mal compris, ou tout simplement de se tromper, d'ailleurs au fond ses soupçons ne sont peut être pas fondés, il y a peut être une explication rationnelle à toutes ces choses. Rien d'alarmant. Il lui en parlera.
Il fait un rêve souvent, avec un jeu qui consiste à échapper à des soldats dans une sorte de désert, et quand il gagne les gens se retournent contre lui.
Sa soeur est morte quand il avait 12 ans.
Enfin bref. Un jour sa collègue le choque vraiment, par ses propos, au détour d'une conversation anodine. Et il est fâché. Il reste calme mais il est fâché. Un autre collègue assiste à la scène mais lui non plus ne bronche pas, et tous trois s'en retournent à leurs folles occupations communes. Tout celà finit par prendre de l'importance à ses yeux, car il se sent coincé: il ne veut pas affronter sa collègue parce qu'il ne veut pas semer le trouble dans son entreprise, qu'il aime beaucoup par ailleurs, il y a une bonne ambiance, mais il ne peut plus se résoudre à faire comme si de rien n'était. Il s'interroge et finit par laisser faire, tout en ayant préparé de sérieux reproches à sa collègue au cas où elle récidiverait.
Et au bout de quelques jours elle récidive, au cours d'une pause déjeuner. Cette fois le héros est prêt, sauf qu'il n'avait pas prévu qu'un autre de ses collègues serait lui aussi nazi et contrerait sa défense. D'abord décontenancé il se lance alors dans une conversation où il se sent très mal à l'aise, écoute plus qu'il ne parle, hésite à répondre. Il cherche de l'appui auprès d'autres collègues mais ceux-ci restent indifférents, ça ne les concerne pas.
Un climat tendu s'installe dans l'entreprise. Le héros évite soigneusement ses deux collègues nazis, qui eux ne semblent pas perturbés par la situation. Il en parle à ses amis, choqués eux aussi, mais personne n'a réellement de solutions à lui apporter. Au téléphone, sa mère ne comprend pas bien ce qu'il tente de lui expliquer. Il se résoud à en parler à son supérieur, dans l'espoir d'être transféré vers autre service, mais essuie un refus. Alors il finit par accepter cette situation, vivre avec, et tressaille à peine quand Michel, le gars de la maintenance, qu'il estimait tant par ailleurs, arrive un matin vêtu d'une veste imprimée d'une large croix gammée.
Il comprend mal comment le salut nazi a réussi à s'imposer parmi ses collègues et la nuit revoit sans cesse les images d'un collège juif humilié, battu, qui un beau jour de juin n'est plus jamais revenu. Ce jour là il avait pourtant fermé les yeux.
Un mois plus tard il est renvoyé, et c'est presque un soulagement.
A la fin il frappe un chien errant."

Le bouquin s'appelerait "Pâtisseries".

Et en septembre je reprends mes études.

Pour l'anecdote, en vrai j'ai tout de même essayé de lui répondre à cette collègue (quand par bonheur elle me laissait en placer une). Puis je me suis fermé, j'ai cessé de la regarder, et jai fini par lui concéder que "je comprends ta position mais je ne suis pas du tout d'accord".
J'ai transigé.
J'ai sans doute du trouvé ça intelligent de transiger.
(Mais j'aurais vraiment aimé lui mettre un bon coup de boule à cette grosse conne.)

J'aimerais réfléchir un peu moins, des fois.

11 mai 2007

Joie

Oh oui, joie.

Je ne sais pas ce qui me tente le plus parmi tous les groupes programmés au Primavera Sound. J'ai hâte de revoir Architecture In Helsinki, j'avais vraiment beaucoup aimé leur concert au 6 par 4 l'année dernière. Modest Mouse même si je ne supporterai pas le chanteur plus de 20 minutes, Beirut pour voir, Hot Chip parce que c'est toujours bien, Jay Reatard parce que j'y crois, Chromeo pour déconner, Jonathan Richman parce que ça va de soi, Klaxons pour une première fois, Battles et Grizzly Bear parce que je les sens bien, et puis la scène électro quand j'en aurais marre.
J'avais eu l'occasion d'aller à ce festival du temps où il avait lieu au Poble Espanyol. Je suis curieux de voir comment le forum est aménagé pour l'évènement.
Et puis revenir à Barcelone ça me fait vraiment plaisir.
Revoir l'Hospital Sant Pau...

D'ailleurs j'ai enfin trouvé où me promener à Madrid les dimanches d'été: au cimetière de la Almudena. Moins stupéfiant que l'Hospital Sant Pau certes, mais j'aime assez l'idée qu'il y ait plus de gens dans ce cimetière que dans le reste de la ville.
Accessoirement c'est très joli.
J'aime bien cette ville.

Et mes deux découvertes myspace du jour, laisse tomber comment c'est beau.

Dibidim - I woke up





11 mai, bonne journée.

07 mai 2007

Maud Karczewski

La question en plâtre du jour: suis-je prêt à payer 2,5€ par mois pour retrouver la trace de Maud Karczewski?

A part ça je travaille avec des gros bargeots, qui consacrent leur vie à "la peinture thixotropique".

Allez tiens, de la pop japonaise.


Frédéric Nihous a une fille? Sandra.
Ca m'a fait ma soirée.

06 mai 2007

Salvame

"Le Mont Saint-Michel s'enfonçent de plus en plus. Les scientologues le prouvent."

Un an que cette phrase m'obsède, depuis que je l'ai lu sur une copie de 2nde, en ECJS.

Et tant que j'y suis:
"I had a friend who used to smoke.You know what he's doing today? He's dead. You think smoking makes you look cool? Let's go dig him up and see how cool he looks now." (Harold, dans Freaks and Geeks).

Cet exorcisme m'a fait du bien.

Bon. La ragazza che sapeva troppo ce jeudi à la Casa Encendida (< E) J'ai hâte. J'ai besoin de giallo, je le sens, tout mon être réclame des "Patron, il y a du nouveau! Des traces de pneu!" déclamés par de jeunes surexcités en costume beige.

Ah sinon ce soir, en recherchant une vidéo du but de Messi lors du Barça-Getafe en demi-finale de la copa del rey, je ne m'attendais pas à tomber sur pléthore de montages amateurs aux bande-sons toutes plus diaboliquement ringardes les unes que les autres. Quelle divine surprise (oh! exactement ce qu'aurait dit Maurras devant l'élection de Sarkozy). J'ai particulièrement goûté le "Llevame, llevame/ Por favor salvame/ Que yo, té pagaré/ Oh yeah salvame, ven nadando a mi/ Salvame, soy un naufrago/ Que mi barco se va alejando de ti/ Salvame salvame mi amor":

C'est tellement gay, je craque.

Quelqu'un sait faire un crumble aux fraises qui ressemble à autre chose qu'à une île flottante pourrie?

Rogers Normandin, t'es pas un criss de saoulon

Tout d'abord, ceci:
"Un pays qui vieillit démographiquement est un pays à l'intérieur duquel les peurs sont plus nombreuses, plus grandes, la demande de protection est plus forte, le conservatisme est plus affirmé, la demande de repli plus forte. C'est pourquoi on peut considérer que la France s'installe dans une culture de droite."
Dominique Reynié, lors d'un chat avec les lecteurs du monde.fr
Voilà, j'en suis plus ou moins là.
Et ce malgré toutes mes réticences à l'égard de Dominique Reynié.

Hier j'ai enchaîné expo de Dario Villalba, projection de la dernière partie de Shoah (sans Claude Lanzmann, finalement) et concert de Joanna Newsom. Ce fut une lente progression dans la déprime, à un moment j'ai cru ne pas en sortir vivant.
J'ai cependant trouvé la force de continuer à vivre, et cette force je l'ai trouvé dans l'oeuvre de Rogers Normandin.

Rogers Normandin est un réalisateur de talent. On lui doit La chienne de vie de Pierre Larouche et La 4ième dimension.
Si vous ne passez que rarement au vidéo-club de Shiwinigan, vous avez peu de chance de voir ses deux films. Fort heureusement, des extraits en sont disponibles ici et là.
A ce stade il me semble bon de préciser que Rogers est québécois.
Ca vous évitera d'être trop démunis quand vous entendrez des répliques comme "kin j't'ai mis knock-out la mon chien d'ecoeurant!" ou "je me suis enfargué dans la balayeuse".

Le scénario de la 4ième dimension est en béton armé:
"Le film raconte l'histoire de Rogers qui, après s'être enfarger dans sa balayeuse, obtient les pouvoirs de voyager dans la 4ième dimension. ET C'EST MERVEILLEUX. Les pouvoirs de la 4ième dimension consistent à lire les pensés, passé à travers les murs, allumer des cigarettes avec un pistolet, etc...!"

(par Chen et Mathias)

Je rêverais d'avoir des idées pareilles. Je ne sais pas ce qui me fait le plus rire dans cette histoire, le montage, l'interpétation ou la mise en scène, à moins que ce ne soit simplement l'accent québécois et les gueules Longueuil. Toujours est-il que c'est du très haut niveau.


Dans le civil, Rogers Normandin est chauffeur de bus.
Le plus beau, c'est qu'il a été indirectement mêlé récemment à une sombre histoire de meurtre au lancer de couteau. Sa copine, la fille de la victime, a été appelé à témoigner en procés et dans une interview télé surréaliste. Résumé de l'affaire ici.
De cette interview on retiendra deux phrases MERVEILLEUSES: "ma mère c'était pas une ostie de saoulonne" et surtout l'indéboulonnable "maudit meurtrier sale!".

Voilà, jetez un oeil à tout ça.
54%.







02 mai 2007

Analyse à chaud, par Eugène Duhamel.

Ségolène Royal a joué un bon football, elle a été combative, notamment en deuxième mi-temps sur les questions sociales, mais le Milan AC a contrôlé son sujet en ayant parfois recours à l'anti-jeu. En fin de match, Manchester a tenté de pousser son adversaire à la faute mais Sarkozy a su jouer le contre tout en gardant son sang froid.
J'aime pas le jeu italien. Cette façon de plus regarder l'arbitre que l'adversaire ça m'énerve.
Sarkozy qui refuse les 3 minutes d'arrêt de jeu c'est inadmissible à ce niveau de la compétition.
Et puis dis donc pour un match de coupe d'europe j'ai trouvé que c'était quand même pas mal franco-français.

Bon, au final, comme d'hab, ce sera Milan-Liverpool. Rien ne change.
Fais chier tiens.

Il est déjà trop tard

Hier soir j'étais jeune et fou, j'écrivais n'importe quoi. Depuis j'ai mûri et trouvé un article qui évoque un peu (un peu) cette histoire de votes après annonce des résultats (l'article en question ne manquera d'ailleurs pas de plaire aux bayrouistes).
Ce soir, c'est bullshit bingo.

Hier, un article très très intéressant évoquait les cohérences idéologiques des deux candidats. Je suis plutôt d'accord avec son auteur, dans cette campagne je situais Royal dans une sorte de maternalisme social et Sarkozy dans une sorte de gérontisme politique (oui, je suis très fier de mes catégories). Ce genre d'articles est important parce qu'il redonne un peu de sens au vote du 2nd tour. Depuis la semaine dernière j'ai l'impression qu'on nous propose deux options: voter pour Sarkozy ou voter contre Sarkozy. C'est une supercherie, une de plus. Enfin.
Pour moi, l'enjeu de cette campagne reste le clivage générationnel. La France vieillit et devient de plus en plus conservatrice. Sarkozy en a largement joué (tout en donnant l'illusion d'être le candidat de la rupture), incluant ce clivage dans sa logique d'opposition binaire. Royal, elle, a été réduite à faire le pari de la paix sociale, si peu de gauche mais si nécessaire (à mon avis ce clivage ne fera que s'accentuer dans les années à venir, il était donc important que la gauche française se positionne sur cette question).
Dimanche c'est gueule de bois. De toute façon, c'est foutu.
Il est déjà trop tard.

30 avril 2007

Mes souvenirs avec Elk City

  1. Une Black Session en mai 2001, que j'avais enregistré sur une cassette Sony UX-S.
  2. Une reprise de California Dreamin' diffusée juste après les infos de 22h00, puisqu'à l'époque C'est Lenoir occupait le créneau 21h30-22h30.
  3. Bernard parlant de Renée comme d'une fille "douce et tranquille".
  4. La critique de l'album dans Magic! (celui avec Zoot Woman en couv'?), dans laquelle le chroniqueur faisait allusion à la coupe du monde de football.
  5. Love is Like a Bomb, une très jolie chanson qui était sur le sampler du magic! ("A bit of a wanderer"?) aux côtés de Masters of The Hemishere et de Satellites. (It's a joy, de Satellites...). J'étais content de la trouver sur cd parce que j'en avais un peu marre de faire des auto-reverse avec mon baladeur.
  6. Un concert à l'Ubu avec Stephan et Superheroes. Mon premier concert à l'Ubu. Renée, fascinante, qui tapait du pied en ouvrant de grands yeux.
  7. (le concert des Superheroes, trop mortel).

Voilà. Reprenez donc votre lecture. Quelle belle utilisation de l'hypertextualité.

Je vous souhaite par ailleurs un joyeux 1er mai (que je considère pour ma part comme une fête consumériste montée de toute pièce par le lobby des vendeurs de muguet et de drapeaux rouges).
(En plus le muguet laissez moi rire, ça fâne. Dans muguet il y a gay.)

Et à part ça hier soir, au cours d'un houleux (débat) dialogue sur Justice entre gentlemen, mon cousin m'a lancé "sans des groupes comme Interpol, tu n'aurais jamais écouté Joy Division".
Il avait bien raison le bougre.
Et j'ajoute que sans The Bees, je n'aurais jamais laissé Os Mutantes altérer mon ADN.

A Minha Menina avait été composé par Jorge Ben. C'est un morceau de saison.
(c'est toujours de saison Os Mutantes).



29 avril 2007

Des limites du video-blog

J'écoute deux très bons albums en ce moment:



J'attendais celui de The Sea and Cake depuis 4 ans et la sortie de One Bedroom, l'un des meilleurs albums de 2003. Ce groupe est la plus belle somme d'individualités que je connaisse, et le plus doué pour composer de petits ches d'oeuvre de pop aérée comme autant de bande-sons pour les matinées de printemps. Everybody, le nouvel album, est très beau: pas de tubes du calibre de The Argument ou de All The Photographs, mais de la cohérence, oui, et puis des grasses mat' ensoleillées bercées de clopes ou de capuccino, voire de baisers dans le cou (sous réserves).
A noter qu'Everybody me semble un ton au dessus de Boxer, l'album de The National, et ce même ci beaucoup de blogs ne parlent que de ce dernier.
Remarque, The National a le mérite d'avoir composé Ada, un morceau qui me donne envie de faire des enfants à la terre entière (oui, même à toi Emmanuelle Devos).



Celui d'Apostle Of Hustle, en revanche, m'a pris par surprise. Je n'avais pas écouté leur premier album, et je découvre donc leur son assez unique (vous voyez le genre, la guitare gling gling, et puis la batterie pam pam et la basse dom dom, enfin je le fais mal) et cette voix que j'avais appris à apprécier chez Broken Social Scene. National Anthem Of Nowhere aura certainement moins de succès que le Reminder de Feist, mais je le vois très bien reprendre le flambeau de Whitest Boy Alive dans la catégorie des outsiders de l'année 2007.

Le problème, c'est que ni The Sea and Cake ni Apostle of Hustle n'ont à ce jour sorti de clips pour la sortie de leurs albums respectifs. Impossible donc d'en parler sur la superette, et voilà comment je me retrouve à poster Dr Love à reculons.

C'en est triste à pleurer. Heureusement que The Teenagers a eu la bonne idée de s'associer les services de Kinga Burza pour ce qui risque d'être la vidéo de l'année (du regard du chanteur aux fleurs de cerisier, tout est malin dans ce clip).

C'est cool en fait les vidéo-blogs.

28 avril 2007

La réplique en liège du jour

"J'ai 43 ans, trois gosses un hummer et un jardin avec des nains alors tu m'apprend pas la vie"

(wizardman2, sur bash) (merci)

16 avril 2007

SXSW

Du 9 au 18 mars dernier avait lieu, à Austin Texas, le festival South by South West.
Ca s'est très bien passé.

Pour fêter ça, Music for Robots s'était fendu d'un très joli post dans lequel il proposait une cinquantaine de mp3 sélectionnés parmi la gigantesque base de données du site du SXSW (plus de 800 morceaux, un pour chaque groupe ou peu s'en faut, étaient mis à disposition des badeaux de l'internet).
Pour fêter ce joli post, je me fends à mon tour d'une sélection réduite à 10 titres parfaitement dispensables mais tout à fait plaisants, choisis avec rigueur et soin parmi ceux proposés par MFR.
Cela nous donne une compil en pâte à sel.

L'année dernière, à la même époque, je ne jurais que par les collectifs pêchus, la pop aérée, les orchestrations un peu grandiloquentes. Je sortais tout juste du At War With The Mystics, des Flaming Lips. J'étais très Islands. Aujourd'hui, à l'image de cette sélection, j'écoute des choses beaucoup plus calmes et beaucop plus féminines. Je suis très Au Revoir Simone.
Le paragraphe précédent était super gay.
La vache.
Trop gay. Malade.

Ressaisisons nous donc avec fermeté grâce à un mâle, un vrai:


"Beaucoup plus narcissique que véritablement homo, Herbert Léonard est définitivement le R Kelly blanc."

(Tekilatex, bulletin myspace du 5 avril)

(bon ok, c'est sorti du contexte, mais en l'état c'est tellement beau).

14 avril 2007

Oh, Baby you know

Tout fout le camp. La morale, le bon temps, l'anisette, tout.
Je n'ai plus de repères.

J'ose à peine l'écrire mais en février, je n'ai pas arrêté d'écouter Les Jouets, de Tekilatex.

Je pensais alors avoir touché le fond, or je réalise hélas aujourd'hui que je creuse encore: en mars, le mp3 que j'ai le plus écouté est celui de D.A.N.C.E. (demo version), par Justice.
(celà dit j'ai une bonne excuse: avec D.A.N.C.E., Justice a signé le meilleur titre de Daft Punk depuis Digital Love (voire le meilleur titre de Daft Punk tout court) soit un tube efficace ET sexy)
Pire: ce soir je suis allé au Let's pop Festival. J'ai trouvé ça trop nul. Les morceaux se ressemblaient tous, le chanteur tirait la gueule, les musiciens jouaient dans leurs cheveux. Dans le public les mecs étaient moches et les filles mal habillées (les leggings et les robes abat-jours seront la risée des années 30). Trop nul.

Bref, il semblerait que je n'aime plus la pop indé.

Oui voilà, c'est à peu près le constat que je ferais si depuis le début du mois d'avril je ne passais précisément pas mon temps à en écouter, de la pop, à m'en imprénger, à arpenter blogs, webzines et autres myspaces en quête de la mélodie parfaite, et à dénicher quelques perles qui illustreront bientôt les grandes heures des premières soirées d'été.
Au final, ce mois-ci donc, deux sérieux candidats pour prendre le relais de Justice:






Poster (Moderne), un groupe avec une fille et trois garçons, chacun ayant, il me semble, d'autres projets en parallèle (je trouve ça très bien, ça fait Montréal). A leur actif: deux concerts et un tube. Pas n'importe quel tube du reste, Funny Act, un coup de génie, une mélodie sautillante et un refrain fédérateur, un sommet. Essayez donc tiens, d'écouter ce truc dans la rue sans avoir envie de danser avec la terre entière et d'embrasser les murs. Je vous souhaite bien du courage.





Et puis The Do, un duo franco-finlandais. Je les avais découvert et aimé en novembre dernier avec The Bridge Is Broken, or quatre mois plus tard je succombe à On My Shoulders, une chanson désepérante de beauté et de tension. The Do affirme sur ce deuxième morceau (et sur les deux autres disponibles sur leur myspace) un son propre, original, qui pourrait bien faire mouche cette année si le groupe enchaîne sur d'autres morceaux d'aussi bonne tenues. En attendant essayez donc d'écouter On My Shoulders dans la rue sans serrer les dents, rentrer les poings et foutre les boules aux enfants. Je vous souhaite bien du courage.

Par ailleyrs notons que ces deux groupes sont français et que c'est une bonne nouvelle, d'autant qu'ils ne sont pas les seuls espoirs nationaux (au hasard, Paco Volume) à s'activer ces derniers temps.
Los Chicros ont sorti un bon album aussi, en début d'année.

Si ça se trouve, il se passe quelque chose.

13 avril 2007

Des archives en toile de jute

Un bon moyen (en papier ponce) de revenir en haut de page